Coucou les amis !
Hier, grande nouvelle, Maîcresse nous a mis dehors
le temps de nettoyer notre tanière. Et pas sur la terrasse, hein, ni dans l'abri des ânes (on y avait trop chaud, même s'il n'est fermé que sur deux côtés), mais en liberté dans le jardin
Pas trop rassurée quand même, Carioline, de laisser ses boules de poil toutes seules avec leur maman. C'est qu'on pouvait avoir vite fait de descendre malencontreusement le talus et ainsi se retrouver sur la route
M'enfin, commençons par le commencement

Carioline a beau avoir changé la place de la litière et mis un dodo à la place, Abruzzes ne se laisse pas avoir et se vautre sur les petits "graviers" d'argile !
Notre moquette avait quelque peu souffert de nos pitreries. Entre Abruzzes qui dort dans la litière et fait ses besoins à côté, entre Aïoli et Acadie qui mettent les pieds dans le plat et éparpillent ainsi les croquettes, entre Aalto qui bouscule la gamelle d'eau,
elle n'était plus très nette, la moquette. Un grand nettoyage devenait nécessaire (il est vrai que le dernier remontait à
l'avant-veille). Fi des petits nettoyages "sitôt fait, sitôt ramassé". Voyons les choses en grand !

Là, c'est après le grand nettoyage, donc vous imaginez comment c'était avant ! Bucolique, non, notre caisse à litière ?
D'abord, il a fallu ramasser nos jouets qui traînaient de-ci, de-là. Déjà pas une mince affaire en soi. Un bon entraînement pour quand Carioline aura un petit n'enfant
Puis, il faut nous évacuer, nous. Pas une mince affaire. Maîcresse avait bien songé un temps à limiter l'exode au balcon, mais nous n'avions pas découvert le jardin, il faisait bon, c'était bien dommage de rester confiner sur les dalles du balcon
La paille de l'abri des ânes serait certainement plus fraîche
Va pour le jardin et l'abri des ânes (qui ne sont pas dedans, rassurez-vous !).

Un aperçu de nos jouets !
Une fois attrapés, il faut nous mettre dans un panier, histoire de ne pas faire 6 allers-retours ! Sauf que, maintenant, on ne rentre plus tous les 6 dans le panier de jardin. Qu'importe, les 3 autres iront dans le sac de transport des chats. Ils auront beau protester contre la méprise, rien à faire, ils n'y louperont pas ! Bon, les quelques marches descendues, nous voici tous les 6 sur le plancher des vaches (ou plutôt des ânes, chez nous !).

Dis Maman, c'est quoi ce truc ?
On s'extirpe plus ou moins habilement de nos téléphériques de fortune (parce que forcément on se croit trop grand pour attendre que Maîcresse nous en sorte). Et là, stupeur ! Il y a de la drôle de moquette par terre (y en a même qu'y disent qu'elle se fume, cette moquette ! Drôle de murs ! M'enfin, là, elle doit avoir un arrière-goût de crottins d'ânes !). On renifle à qui mieux, mieux ce substrat étrange. On y goûte, mais ça n'a pas grand goût ! Tout ça n'vaut pas nos Royal Canin Babydog (comment ça, on n'a pas le droit de citer des marques à la télé ? Ca tombe bien, on n'y est pas, à la télé, d'abord !). Nos premiers pas dans l'herbe sont un peu mal assurés

Maman se roule, nous mordille, veut jouer avec nous. Nous, on ne pense qu'à une chose : prendre notre premier déjeuner sur l'herbe !
Maman est toute fofolle, parce qu'ici, elle a de la place pour jouer avec nous ! Elle se roule devant nous, se campe sur ses pattes de devant, jappe ! Mouais, on n'est pas encore tout à fait assez grands pour te suivre, tu sais ! On a tout juste un mois, Maman, voyons ! Tu devrais être au courant, pourtant ! Qu'à cela ne tienne, elle tente sa chance une nouvelle fois. Puis Carioline décide de nous enfermer sous l'abri des ânes, au "fond" (pas à 500 mètres, rassurez-vous !).

D'accord, il y a de bonnes odeurs, ici, mais qu'est-ce qu'il fait chaud !
Car son jardin-pâture (c'est un peu particulier : chaque appartement de la résidence dispose de son jardin privatif sur une dizaine de mètres, prolongé par un terrain communal en herbe, sur une quinzaine de mètres. La partie communale est "commune" aux locataires) n'est pas clôturé. Ou disons que, si la clôture électrique pour les ânes est relativement bien respectée par les chiens adultes, elle reste difficilement compréhensible pour nous les chiots. Donc, quand on est dehors, elle est débranchée
En fait, elle l'est souvent, débranchée, mais il paraît qu'il faut pas le dire pour ne pas que Maman et Virgule, ni Fanny, Poilu et Tolstoï, les ânes, ne se sauvent. Papa Chaussettes, lui, allumée ou pas, la clôture, il passe ! Mais il n'aime pas plus que ça aller dans les jardins-qui-piquent (n'est-ce pas Tonton Franck et Tata Déphouine !). Donc, pour limiter les évasions, direction l'abri des n'ânes
Il y a quelques semaines, Maîcresse a entouré cet abri d'un grillage, pour pouvoir y enfermer les chiots de Tina, la chienne Estrela de son amoureux. Philippe ne lui avait pas fourni autant de grillage qu'elle l'aurait souhaité, mais la surface de l'abri n'étant pas tout à fait négligeable (environ 25 m²), la petite avancée extérieure qu'elle a pu lui rajouter, a fait un domaine honorable pour les 8 bébés d'alors. En grandissant, ces zouaves ont trouvé le moyen de passer sous cette clôture de fortune, de se faufiler derrière la palette-porte, mais Carioline est bien décidée de renforcer le dispositif anti-évasion sous peu
Bon an, mal an, Maîcresse parvient à nous emmener jusqu'au fameux abri. C'est que ce n'est guère évident de marcher dans l'herbe un peu haute des refus des ânes. Que lorsqu'il y en a 2 qui avancent, il y a en a 3 qui reculent, et donc, à ce rythme-là, on n'est pas rendu à Loches, comme on dit en Touraine ! Bref, au final, Carioline nous a pris à bras 2 par 2, a demandé en vain à Maman de rester avec ceux qui étaient déjà sous l'abri, mais Maman n'a pas voulu, parce qu'elle voulait voir ce que Maîcresse faisait avec ses autres bébés, qui couinaient forcément pour l'occasion !
Lorsque nous fûmes tous arrivés sous l'abri, Carioline est restée un peu avec nous, histoire de voir si nous nous habituions à ce nouvel environnement
Même si ce n'était pas la canicule sous l'abri de tôle, il n'y faisait pas froid, ça c'est sûr. Mais c'était quand même supportable. Peut-être pas pour nous, c'est peut-être ce qui explique que nous n'avons pas arrêtés de couiner tout le temps que nous avons été sous ce toit. Fermé côté nord et côté sud, il n'y avait pas un souffle de vent sous cet abri ! Qu'est-ce que cela aurait été si il avait été totalement fermé. Bon, les tôles côté sud ne sont pas fixes. Elles ont été rajoutées à la hâte quand Tolstoï avait pris un coup de froid à être resté coincé dehors sous la pluie cet hiver, l'animal. Mais pour l'heure, il n'était pas question de les ôter, il n'y avait pas de grillage de ce côté pour terminer l'enclos à chiots ! Mais c'est en prévision.

De l'ombre, de l'air, une maman à portée de museau, que demander de plus ?
Donc, voyant que nous étions pour l'instant mal à l'aise sous l'abri, Carioline nous a laissé sortir dans le jardin. Sitôt dehors, nous nous sommes trouvé une place à l'ombre pour piquer tranquillement un roupillon. Juste un peu trop près des fourrés qui boisent le talus, au goût de Carioline, mais pas non plus directement dedans quand même. Et de toute façon, dès qu'elle faisait mine de nous déplacer de 30 cm, nous revenions nous coucher là où elle nous avait enlevés ! Comme on ne semblait pas vouloir bouger, que les bras de Morphée se tendaient vers nous, que Maman était à nos côtés, Maîcresse nous a plantés là, non sans inquiétude quand même ! Une fugue, une roulade, est vite arrivée, et allez retrouver et sortir une boule de poil d'un fourré de prunellier, de ronces et d'orties, vous !

Acadie dans le jardin.
Bref, pendant qu'elle nettoyait enfin notre coin, Carioline ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'il régulier vers nos quartiers printaniers. Et un coup de balai, un coup d'il. Ramasse-soupières, illades. Wassingue, pour un peu, elle sortirait les jumelles. C'est que certains d'entre nous ne sont plus à leur place. Abruzzes a migré derrière la baignoire-abreuvoir des ânes. Acadie et Biscotte pataugent dans la boue qui s'est formée dans le début de trou commencé par Virgule, l'eau vidée de la baignoire ce matin s'y était accumulée. Pas des Terre-Neuve pour rien, celles-là ! Aalto et Aïoli viendront eux aussi y patauger. Abruzzes y trempera même les 4 pattes. Seule Alaska, restée à dormir dans son coin, n'y aura pas droit cette fois (mais ça viendra un peu plus tard dans l'après-midi !).

Abruzzes sagement assis dans la n'herbe.
A la maison, Carioline, qui avait sorti la moquette au préalable, la lave à grande eau vinaigrée (il paraît que c'est le seul produit qui résorbe efficacement les odeurs d'urine qui nous incitent tant à faire pipi à la suite des autres
Il y a la moutarde aussi. L'eau de Javel, elle, fixe les odeurs, et de plus, elle nous attire comme pour les chats. Donc, si vous voulez dissuader vos z'animos à ne pas se soulager de nouveau à un endroit, n'utilisez pas de Javel !).

Aalto trône à l'ombre de feu le saule pleureur !
Frotte, frotte, frotte, le balai de pont. Petits et gros oublis s'effacent petit à petit (waouh ! On arrive à faire des rimes même avec des propos peu ragoûtants !). Recto-verso, la moquette est passée au faux balai de chien-dent. Puis mise à essorée sur le mur. Elle finira de sécher cette nuit. Devant notre caisse où nous dormons peu, finalement, Carioline étale un drap de bain en attendant, mais désormais, nos petites pattes glissent un peu moins sur le "lino". Elle ré-installe nos jouets, approvisionne nos gamelles (Maman lorgne déjà dessus !), notre litière (Abruzzes filera s'y installer dès son retour !). Puis, au bout de 2 heures de farniente et jeux au jardin, hop, on rentre à la maison
En y réfléchissant bien, la prochaine sortie au jardin, ce sera pour plus tard, quand le nouvel enclos sera fait spécialement pour nous, bien hermétique, cette fois !

Notre petit coin ne sera pas resté propre longtemps !
Aujourd'hui, si la moquette avait fini de sécher, le reste demandait un petit coup de nettoyage quotidien. Re-belote. Les jouets, dans la caisse. Évacuation vers le balcon. Certains aimeraient bien y aller tout seuls, mais la marche est un peu haute pour de petits bouts de chou comme nous. Carioline pense mettre le coussin de Maman sur le balcon, juste au niveau de la porte, pour nous amortir. L'idée est ingénieuse, cela nous fait une rampe d'accès confortable, et nous pourrions aller et venir sans problème, si ce n'était pas le moment de ne pas traîner dans les franges du balai "espagnol"
A tester ultérieurement en "va-et-vient", donc.

Aïoli prend la pose à son tour.
Une fois le sol sec, Maîcresse installe la moquette propre, rajoute quelques caisses à litière improvisée dans des cartons d'emballage de fruits, avec une petite porte découpée pour pouvoir entrer sans trop de difficulté. Comme il y en a plusieurs, elle peut varier la litière, histoire de tester nos goûts : argile, gros grains ou ultra-fins ; bouchons de sciures de bois agglomérés (bien pratique, mais il n'en reste plus beaucoup), papier journal déchiré

Efficace, les coins dodos de Caro, non ?
Comme elle a ramené ces nouvelles "caisses", plus basses que les 2 précédentes, Carioline se dit que, puisque nous nous évertuons à dormir dans ces caisses à litière-là, elle peut les reconvertir en "niche de fortune". La litière est donc transvasée vers la nouvelle boîte, un petit coup de vinaigre au cas où, et hop, elle pose la boîte à terre pour aller chercher une couverture. Arriva ce qui devait arriver ! Là où nous nous escrimions à dormir, maintenant qu'il n'y avait plus de litière
forcément, deux d'entre nous sont venus y faire pipi ! Y sont mignons ! Grr ! M'enfin, Carioline n'a jamais su qui était en cause !

Biscotte en pleine manoeuvre !
Côté utilisation de ces toilettes intérieures, cela commence tout doucement à être intégré, même si Abruzzes y sieste souvent encore. Alaska à tendance à les utiliser relativement à bon escient, même si elle ne vise pas toujours juste (du genre y entre les pattes de devant, voire, les 4 et fait caca à l'extérieur
). Aïoli aussi semble en bonne voie, et Acadie, qui s'applique au moins à les chercher
Mais bon, on est encore petits, hein ! Et pour ce qui est de la "légende" que des chiots "dégourdis"ne salissent pas l'endroit où ils couchent, c'est un peu comme l'image d'Epinal de la chienne qui prend ses petits en gueule pour les déplacer, pour les autres chiens, elle 'sait pas, Carioline, mais pour les 2 portées qu'elle a du superviser, c'était à côté de la plaque ! Estrela ou Terre-Neuve, n se couche là où on a fait pipi, et ni Maman, ni Titine n'ont cherché à nous prendre par la peau du cou pour l'instant !
Sinon, ce soir, comme il a fait assez lourd dans la journée, le balcon restera ouvert (pas la porte du jardin, sinon Papa va encore découcher avec les chiennes du village), avec notre gros coussin sur le pas de la porte. On verra bien qui dormira dehors (tout à l'heure, en début de soirée, alors que les grands étaient partis promener, Aïoli s'était profondément endormie sur le moelleux coussin, bien au frais
Maîcresse vient de venir nous voir. Biscotte et Aalto dorment blottis l'un contre l'autre à l'intérieur. Alaska, Aïoli et Acadie dorment sur le coussin, Acadie un peu instable. Et Abruzzes, lui, dort sur le dos, directement sur le sol. Carioline n'a pu résister à le ré-installé sur le coussin ! On verra bien si on tient toute la nuit comme ça, mais de toute façon, grâce à ce coussin-marche, on peut vraiment aller et venir comme on veut !
Bon, allez, on vous met notre bafouille en ligne, on vous rajoutera les photos plus tard ! Faut qu'on dorme !
Les cafougnettes à N'Élypse !
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